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France Antilles Louis delgres

La LOUIS DELGRES, version mai 2017

Ils ont marché « si chimen a Delgrès » 

 

À SAINT-CLAUDE, la 13e édition de la marche commémorative des événements de 1802 a réuni, dimanche matin, une centaine de participants qui a effectué (en quatre ou six heures) le chemin « pour la liberté » suivi par plus de 300 hommes, femmes et enfants aux côtés de Louis Delgrès, partis de Basse-Terre pour rejoindre Matouba à travers monts et forêts.

1. UNE MARCHE EN DEUX TEMPS

Rassemblement à Gourbeyre, dès 6 heures, pour les marcheurs du second groupe qui vont parcourir une partie du « chemin de Delgrès » pendant que le premier groupe, parti une heure plus tôt du fort Delgrès, effectuera le parcours complet. Chaque équipe de douze participants s'est vu remettre, par Patrice Segrétier, du Parc national, quelques pièces en bois d'un puzzle mystère.

2. ULTIMES PRÉPARATIONS

Le départ de la marche a été donné à 7 heures, après un bref rappel historique effectué par l'historien Gérard Lafleur, quelques conseils utiles et instructions pour la marche à suivre et une séance d'échauffement, afin de prévenir les accidents musculaires. Très rapidement, le groupe s'engage dans la forêt en direction du plateau de Palmiste.

 

3. LES BONS FRUITS DE LA MARCHE

Deux points de ravitaillement ont été prévus sur le chemin. Le premier aux abords du Bassin bleu, où les randonneurs ont pu se « recharger » en sucres et vitamines, grâce aux bons fruits locaux. Le second était prévu en fin de parcours, chez Gérard Lafleur lui-même, à Parnasse (Saint-Claude), où chacun a pu également profiter d'un nouveau rappel historique.

4 et 5. UN PARCOURS « SPORTIF »

Le parcours présentait quelques difficultés : d'abord la montée sur Palmiste, un peu raide mais bien ombragée dans la forêt, puis la traversée de deux rivières (dont le Galion) et quelques passages « en dévers » , où les participants ont pu s'aider de cordes fixées pour l'occasion par l'équipe du Parc national.

 

6. L'ARRIVÉE À SAINT-CLAUDE

Après quatre heures de randonnée, les marcheurs sont rejoints, devant la mairie, par le mouvman kiltirèl Voukoum, qui les accompagnera de ses percussions et de ses chants jusqu'au site de l'habitation D'Anglemont, point ultime de la marche.

7. LE PUZZLE MYSTÉRIEUX

Nouveauté de l'édition 2017, la reconstitution, au bout du chemin, d'un puzzle dont chaque équipe de marcheurs détenait quelques pièces et qui a permis de découvrir au final un tambour (ka) sur lequel était inscrite une célèbre phrase prononcée par Delgrès, peu avant sa mort tragique : « Et toi, postérité, accorde une larme à nos malheurs et nous serons satisfaits. »

8. UN MOMENT ÉMOUVANT

 

 

Les derniers mots du souvenir, sur le site historique du sacrifice de Louis Delgrès et de ses hommes, furent ceux de Gérard Lafleur, qui a raconté avec précision les derniers instants de l'épopée du grand homme et de ces 300 Guadeloupéens, hommes, femmes et enfants, qui ont choisi de « vivre libre ou mourir » , mots suivis d'une minute de recueillement roulée au tambour par les doigts « mesurés » de Fred Démétrius, du groupe Voukoum.

Fred Démétrius, vice-président de Voukoum.

 

Notre mouvement culturel participe chaque année à cette commémoration mais les démarches en vue de la réhabilitation de ce site historique sont quasiment au point mort depuis trop longtemps, malgré les nombreuses promesses qui ont été faites par les décideurs de tous bords. S'il n'y a pas d'avancées concrètes dans ce domaine d'ici l'année prochaine, Voukoum ne participera plus à cette célébration.