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GWAD'ANBA BWA

Les pieds mouillés sur la trace de la Rivière Quiock…

Petit-Bourg, le 22 février 2015

 Il ne fallait pas avoir peur de se mouiller les pieds pour participer à la randonnée de Gwad anba bwa, dimanche dernier sur les hauteurs de Petit-Bourg, en pleine forêt tropicale, au milieu de la végétation luxuriante. Cette année, le parcours a été rallongée, et avec la pluie, mieux valait ne pas avoir peur de la boue… Qu’importe, …! À l'arrivée, les randonneurs sont même allés se baigner et ont plongé dans l'eau vive et fraîche de la rivière Bras David.

La randonnée était annoncée assez sportive : quatre heures, niveau 3. De plus, le temps pluvieux s’est arrangé de corser encore un peu plus l’aventure. Mais,  cela n'a pas empêché 33 «mordus» d'être au rendez-vous dès 7 heures au parking de la Maison de la Forêt, sur la route des Mamelles.

Sitôt les consignes de sécurité données par le guide Patrice Segrétier, la blague du jour racontée, la joyeuse troupe s’enfonce en forêt. Au départ, le parcours suit la rivière de Bras David… et bientôt, c’est déjà la première traversée. Si quelques-uns exhibent leur adresse en sautant de roche en roche pour ne pas salir les belles chaussures, la majorité choisit l'option sécurité en mettant les deux pieds dans l'eau, car les pierres sont très glissantes.

Quiock Le parcours était plutôt sportif, les randonneurs ont franchi la rivière Quiock à 17 reprises…

 

Bientôt le sentier rejoint la rivière Quiock, que les randonneurs vont suivre toute la matinée, passant d’un côté à l’autre à 17 reprises. Il faut être très attentionné, au milieu de cet incroyable enchevêtrement de racines et des ces grosses pierres glissantes. La canopée, véritable voûte arborée, s'élève à plus de 30 mètres et forme comme une haie d'honneur au dessus de la rivière scintillante et chantante, qui slalome entre les gros rochers. Il y a là, couverts de plantes épiphytes, tous les beaux arbres de la forêt tropicale humide : fougères arborescentes, mahoganys, acomats boucans, avec leurs larges contreforts, châtaigniers pays, courbarils, le bois canon qui fait la course à la lumière, le résolu, les gommiers dans lesquels les amérindiens creusaient leurs pirogues...Connaisseur, le guide Patrice Segrétier fait apprécier la liane à eau, le bois côtelette et l’histoire du marbri. Il y a aussi la boue, les pierres glissantes, les racines et ce sentier piégeur, qui monte, qui descend, qui n'est jamais sage... Qu'importe, quand on aime on ne compte pas et c'est toujours dans la bonne humeur que la joyeuse équipe aura franchi les 17 traversées, puis, pour finir les randonneurs rejoignent la trace des Ruisseaux qui mène à l'arrivée près de la Maison de la forêt, quatre heures plus tard, pour une 18e immersion dans la rivière Bras-David, cette fois-ci, en guise de grand bain final.

 explications de Patrice Au cours des nombreuses pauses, Patrice Ségrétier, le guide, ne manque pas d’informer sur la richesse de la forêt tropicale humide et de ses grands arbres…

 

Texte et Photos :Daniel Dulin

Publie dans le France Antilles du 27 février 2015